Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 15:17

Les élèves de première TBAA (Technicien du Bâtiment Assistant en Architecture) ont étudié la poésie surréaliste, dans le cadre d'un objet d'étude au programme : « Du Côté de l'Imaginaire ».

   Ils ont écrit des poèmes s'inspirant du poème de Robert Desnos: « J'ai tant rêvé de toi », extrait du recueil Corps et Biens paru en 1930, et de celui et de Paul Eluard « On ne peut me connaître », extrait de Les Yeux Fertiles (1936)

   En voici quelques uns.

Mme Letissier, professeur de Lettres-Histoire de la classe de TBAA.

---------------

Ci-dessous, pour commencer, le poème de Desnos, dans une belle ambiance visuelle et sonore...

  ------------------------------------------------

J’ai tant rêvé de toi

J’ai tant rêvé de toi que l’amour n’est plus
Tant vu ton visage  doux comme un ange
Que je ne le vois plus
Dans la beauté  du jour ton visage étincelle
J’ai tant rêvé de toi  qu’en face de toi
Je me fais silence


J’ai tant rêvé de toi que le temps  qui court
Au son de ta voix semble s’arrêter
Emportée par le vent de tes ‘’maman’’ qui se déchaînent
Emportée par le cœur  je m’enivre de ton amour


J’ai tant rêvé de toi  tant pensé à toi
Qu’un jour j’oublierai
 qu’un jour
Je vivrai sans toi.


J’ai tant rêvé de toi à en perdre la réalité


J’ai tant rêvé de toi et des lettres qui
Forment ton prénom
J’ai tant rêvé de nos cœurs unis pour l’éternité
J’ai tant rêvé du premier jour où  je t’ai vue

J’ai tant  rêvé de la construction de notre famille
J’ai tant rêvé de ton premier ‘’ maman ‘’
Je t’aime
Je rêve encore de tes neuf mois passés en moi
Toi et moi nous formons deux en un.

 

 Marie Ndjakomoze

-----------------------------------------------------------

             

            Dans mon monde

      

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité

Tu rentres dans mon monde

Et je te montre la vérité

Celle qu’on ne donne

Qu’à celle à qui on pardonne.

 

Tu découvres ma vie

Sans vraiment la comprendre                         

Les images vont trop vite

Tu te perds dans le temps.

 

Tu sens l’émotion

Qui file dans le vent

Trop de souffrance

Trop de passion.

 

Tu émerges de mon monde

Surprise par la pénombre

Tu remarques la nuit sombre

Tu finis par dormir

Tu rêves tant de moi que je perds ma réalité.

 

---------------------------

---------------------------

Se connaître

 

On en peut me connaître

Mieux que tu me connais

 

Tu tournes autour de moi

Tel l’oiseau du soir

Épiant de ton regard

Mes gestes dans le miroir.

 

Je crois que tu n’existes pas

Et pourtant                                         

Tu es bien là.

 

Tu n’es peut-être

Que dans ma tête

Mais j’aimerais te connaître.

 

Savoir qui tu es

Pour t’apprendre à aimer

Comme j’ai pu aimer.

 

On ne peut savoir mieux

Que celui qui ne sait encore.

      

Valentin Michaudet

 

------------------------------------------- 

 

Il est difficile de me connaître
Quand personne ne sait d’où je viens

 

Une chose est sûre
Apprendre une langue c’est dur
Sans oublier son pays sa culture

 

C’est la première fois que je viens en France
Je regarde à gauche
Je regarde à droite
Comme une folle
Quand je vais en ville
Je regarde les gens qui parlent
Les amoureux qui discutent
C’est la vie qui passe mais elle ne me concerne pas
Ce sont leurs lèvres qui bougent
Mais mes oreilles n’entendent pas
Dans les couloirs j’entends des bruits
Mais je ne sais pas où je suis
Maintenant je comprends un peu ça va mieux  
Parce que la musique les livres la télévision  
Sont devenus mes compagnons

 

Une chose est sûre
Apprendre une langue c’est dur
Sans oublier son pays sa culture

 

Delal  BEDIR

 

----------------------------------------------

 

À la manière de Paul Éluard

 

On ne peut me connaître
Mieux que tu me connais

Tu es la lumière qui éveille mes ténèbres
Lorsque je m'endors à tes côtés
Lors de mon réveil tu illumines mes journées
Jusqu'à l'aurore tu restes ma préférée

Tu es la personne à qui je peux me confier
Avouer mes sentiments sans que personne
Ne puisse s'en moquer

Ton corps est un fruit parfait
Que je ne peux croquer
Car Dieu me l'interdirait

On ne peut te connaître
Mieux que je te connais

 

Alan Flamermont

 

 

 

                                                    

 

Pour terminer, voici le poème de Paul Éluard :

 

On ne peut me connaître
Mieux que tu me connais

Tes yeux dans lesquels nous dormons
Tous les deux
Ont fait à mes lumières d'homme
Un sort meilleur qu'aux nuits du monde
Tes yeux dans lesquels je voyage
Ont donné aux gestes des routes
Un sens détaché de la terre
Dans tes yeux ceux qui nous révèlent
Notre solitude infinie
Ne sont plus ce qu' ils croyaient être

On ne peut te connaître
Mieux que je te connais.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de la Vie Culturelle au Lycée Arago
  • : Toutes les informations sur la vie culturelle au Lycée Arago, Reims. Théâtre, cinéma, sorties, activités culturelles, créations...
  • Contact
  • Profil

    • Aramis
    • Référent Culture du Lycée Arago, Reims
    • Référent Culture du Lycée Arago, Reims

    Mode d'emploi

        Destiné aux parents, à toute la communauté éducative, à tous ceux qui souhaitent mieux connaître le lycée, ce blog se veut d'abord informatif, simple d'utilisation.

       Les derniers articles sont en premier. Si vous cherchez une activité particulière, regardez le module "Catégories", ci-dessous : cliquez sur celle qui vous intéresse et vous aurez tous les articles de la catégorie. Vous pouvez aussi laisser un commentaire ou utiliser le formulaire de contact. Bonne visite !

    Recherche

  • Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -